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La compétition et le compétiteur

Un très bon article de Pascal Briand (x fois Champion du Monde, Entraîneur, Conseiller Technique National Derby, et on en passe…) dans la lettre aux entraîneurs FFRS n°40 donne quelques éléments de réflexion sur la notion de compétitivité, notamment au sein d’un groupe. Ces informations sont exploitables quelque soit la discipline abordée.

Cet article s’appuie sur une échelle de valeur qui positionne le pratiquant et son état d’esprit :

A : refuse les compétitions
B: fait des compétitions occasionnellement
C: fait des compétitions pour jouer
D: Aime faire des compétitions et veut jouer
E: Aime faire des compétitions et essaye de gagner
F: Fait des compétitions uniquement pour gagner
G: Fait des compétitions à son détriment et celui des autres

 

La lecture de ce tableau montre qu’il existe plusieurs niveaux de compétitivité : quelles que soient les motivations, un patineur peut s’y positionner et se considérer compétitif dès le troisième palier. Que sa priorité soit un épanouissement personnel, le plaisir d’accompagner un groupe dans l’effort, celui de se dépasser, et/ou de gagner, chacun se construira en fonction du plaisir recherché et de ses attentes (même inavouées).

Les deux premières catégories (A et B) regroupent les personnes qui ne trouvent pas ou peu de plaisir dans la compétition. Cela inclut celles et ceux qui estiment ne pas pouvoir être compétitif, qu’importent les raisons.

Le niveau C regroupe les patineurs qui font des compétitions pour s’amuser, sans s’inquiéter du résultat. Certainement la catégorie qui nous représente le plus à ce jour : le résultat, même s’il a son importance, n’est pas la priorité. En individuel, on comparera nos performances personnelles et respectives. En collectif, le niveau des coéquipiers, meilleurs comme moins bons, n’enlèvera rien au plaisir d’avoir participé à l’effort du groupe et d’être allé au bout de l’épreuve.

Le niveau D concerne les patineurs qui aiment la compétition, qui veulent participer tout en conservant un haut niveau de plaisir. Quelques patineurs de l’ASGUM commencent à se distinguer et entrent dans cette catégorie. Ils donnent plus de valeurs à l’entraînement et sont en recherche d’améliorations. En courses individuelles, ils chercheront le dépassement de soi et la progression. En épreuves collectives, ils prennent du plaisir à patiner en équipe tout en regardant le niveau de performance global.

Aux niveau suivants le résultat final est le moteur de l’esprit compétitif.

Le groupe E attend un niveau d’entraînement très spécifique et plus “professionnel”. En individuel, les objectifs à atteindre sont clairement identifiés. En collectif, les patineurs les moins compétitifs céderont volontiers leur place pour le meilleur résultat collectif. L’esprit de groupe est mû par “la gagne”.

Dans les groupes F et G, les individualités sont plus marquées. La recherche de la performance et de la réussite pouvant parfois aller jusqu’à altérer les mentalités et avoir un impact sur l’esprit de groupe. Une vigilance accrue et un accompagnement individuel sont probablement nécessaires pour limiter les éventuels impacts délétères sur le groupe.

Pour conclure, la compétitivité reste une notion très personnelle, qui caractérise le patineur et son état d’esprit, et qui variera beaucoup d’un individu à un autre.

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