Circuler la nuit en roller

En été pour rechercher la fraîcheur, comme en hiver du au décalage horaire, il n’est pas rare de circuler de nuit en roller ou en skate. Même en ville, un certain nombre de précautions sont à prendre pour patiner de nuit en toute sécurité.

Voir la nuit en roller

Pour mieux voir la nuit, les patineurs optent souvent pour la lampe frontale, fixée au casque, au poignet ou à la cheville, y compris en ville où l’éclairage urbain peut-être insuffisant pour voir correctement.

Encore récemment à Marseille, nous avons eu la désagréable surprise de nous retrouver dans des portions de route complètement noires. Panne de réverbères ? Cafouillages des services de voirie ? Chez nous rien n’est exclu. Ces cas extrêmes nous obligent souvent à prendre la chaussée pour rechercher l’éclairage des voitures (rien de plus dangereux qu’un trottoir marseillais) !

De même lorsqu’on circule dans des zones moins urbanisées, il peut tout simplement ne pas y avoir d’éclairage public. A moins d’une franche pleine lune, la visibilité y est alors relativement précaire.

L’usage de la lampe d’appoint n’est donc pas inapproprié en cas de circulation de nuit.

Les lampes frontales

Ces lampes se trouvent facilement dans la plupart des enseignes de sport. Du gadget aux modèles de trek ou de spéléologie, il y en a pour tous les goûts et tous les prix (de 10 à 100€).

Pour le roller il conviendra de choisir le bon équilibre entre la distance d’éclairage et la largeur du faisceaux :

  • Privilégiez les faisceaux larges lorsque vous ne connaissez pas le terrain : de plus faible portée (10-20m), ces lampes permettent de repérer plus d’obstacles éventuels.
  • Les faisceaux étroits permettent de voir plus loin (~50m). En contrepartie les zones non éclairées seront dans le noir. A déconseiller en ville !

La lampe doit être orientable. Enfin vérifiez la taille et les modalités de réglage du bandeau de fixation en emmenant votre casque le jour de l’achat. Rien de plus stupide que de se retrouver avec une lampe qui ne tient pas sur le casque ou qui risque de glisser au moindre mouvement un peu brusque !

Les autres lampes d’appoint

On trouve aujourd’hui des mini-lampes à LED de toutes sortes. A fixer à la main, au poignet, voire à la cheville, ces lampes relèvent souvent du gadget et sont généralement de mauvais éclairages. Par ailleurs lorsqu’elles sont fixée sur le bras, le poignet ou la main, elles peuvent constituer une gène en cas de chute.

Être vu, de nuit en roller

C’est le point le plus important, particulièrement en ville.

Les marquages réfléchissants

C’est de loin l’équipement le plus efficace pour être vu. Éclairés par des phares de voiture, les gilets de sécurité et les brassards à bandes réfléchissantes permettent d’être visible sur une très grande distance (150m).

Deux normes existent : EN 471 (équipements professionnels) et EN 1150 (équipements de loisir). Ces deux normes exigent une haute visibilité de jour et une rétro-réflexion de nuit. Une troisième norme EN 13356 intéresse la performance optique des équipements de type brassard, sac à dos et housses pour sac à dos, etc.

Pour rester sur les spécificités marseillaises, on croise encore trop souvent des conducteurs qui roulent de nuit tous feux éteints. Restez donc très vigilants !

Les diodes de position

Dans certains pays les rollers sont assimilés aux cyclistes (depuis plus de 10 ans en Belgique). Leurs déplacements nocturnes doivent donc être obligatoirement signalés par des feux de position, en plus du gilet réfléchissant : diodes rouges à l’arrière et blanches à l’avant. Ces équipements ne sont pas destinés à remplacer la lampe frontale, et leur portée est limitée à quelques dizaines de mètres.

A noter que la position clignotante des diodes est en théorie réservée aux situations de détresse.

Les vêtements

Certains équipementiers conçoivent aujourd’hui des vêtements (shorty, chaussures, blousons, sacs) avec des bandes réfléchissantes intégrées. C’est un plus en matière de visibilité. Reste à connaître leur tenue dans le temps.

Pour les autres, il faut bien évidemment privilégier autant que possible des vêtements clairs.

Les équipements inutiles

En aucun cas il ne faut compter sur des éléments de type phosphorescent pour améliorer notre visibilité : bâtons lumineux, bracelets fluos, et autres gadgets ont une portée et surtout une durée limité.

Dans la même idée, les roues électroluminescentes à la mode dans certaines randos urbaines ne sont pas suffisamment performantes et ont le défaut d’être situées au sol, donc peu visibles et même potentiellement masquées.

Pour conclure

Rouler de nuit n’intéresse pas tout le monde, mais pour ceux qui le pratique, un minimum d’équipement améliore de beaucoup la sécurité.

Reste quelques règles de bon sens :

  • Préférez les déplacement nocturnes en milieu urbain : l’éclairage y est meilleur et les voitures roulent nettement moins vite. Sauf peut-être à Marseille ?
  • Privilégiez les parcours que vous connaissez : rien de pire que de tomber sur un trottoir défoncé à peine visible, une travée mal finie, ou autre mauvaises surprises fréquentes en ville.
  • Recherchez la lumière. Autant que possible évitez les zones très sombres qui masquent la nature du sol.
  • Roulez à plusieurs : un groupe est souvent plus visible, et en cas de pépin, quelqu’un pourra intervenir.